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mardi 13 novembre 2007

Essaouira, le bastion de Bab Marrakech


Le bastion de Bab Marrakech servait autrefois de poudrière et d’entrepôt de munitions….
C’est l’édifice défensif le plus important du côté terre. Il se présente sous forme d’une batterie circulaire qui couvre un angle de 270° qui permet de dominer la quasi-totalité des accès Est de la médina d' Essaouira.
D’un diamètre de 35 m, le bastion occupe une superficie d’environ 1000m2.Sa structure, solidement bâtie en moellons et pierre de taille, est composée d’un double mur extérieur relié à un noyau central par une enfilade d’alcôves voûtées découpant ainsi l’espace en 11 compartiments identiques communicant tous par une galerie en coursives.

lundi 5 novembre 2007

Agadir, présentation de la ville

Une baie superbe de sept kilomètres de sable fin, trois cents jours d’ensoleillement par an (avec toutefois un fréquent brouillard l’été…), ainsi qu’une importante infrastructure hôtelière font d’Agadir la première station balnéaire du pays.
A cela, s’ajoute un arrière-pays haut en couleurs et riche de curiosités en tous genres qui en font un point de départ idéal pour des excursions vers le Sud atlantique et l’Anti-Atlas. Egalement capitale du Sous et premier port de pêche du Maroc (sardines en particulier).

jeudi 25 octobre 2007

L'époque Romaine

Après la création de la province de Maurétanie tingitan...
Rome entreprit un large programme d'aménagement urbain sur des cités de création autochtone (Tamuda, Tanger, Zilil, Banasa, Thamusida, Volubilis, Sala..) et créa de nouveaux petits centres essentiellement à vocation militaires. A cette époque le Maroc connut une ouverture économique importante sur les circuits commerciaux de Méditerranée. En 285, l'administration romaine se retira de la partie sud de la province (au sud du Loukkos) en ne conservant que deux centres: Sala et Mogador. A partir du
Vème siècle , l'ensemble de la province est évacué.

mardi 18 septembre 2007

Essaouira, les remparts


La muraille de la ville d’Essaouira marie deux systèmes défensifs.
Le premier se développe côté terre ferme et porte les traits de l’architecture militaire marocaine. Il s’agit d’une ligne de remparts flanquée de tours barlongues et percée de portes monumentales de type alaouite.
Le second, protége la ville côté océan, ici l’architecture est franchement de type européen et porte en lui les caractéristiques de Vauban.

lundi 10 septembre 2007

Essaouira la douce

Essaouira se trouve sur la côte atlantique, à l'ouest de Marrakech (2h30 en bus). Ville de 70000 habitants, elle conserve néanmoins le charme indolent d'une petite cité marocaine.
A Essaouira, l'idéal serait d'arriver par le mer. Admirer la presqu'île avec ses maisons blanches et ses remparts ocre, débarquer sur la Sqala du port, franchir la porte de la marine, s'ouvrir à la grande place de Moulay El Hassan puis se faufiler dans les ruelles. Mais voila, cette découverte reste le privilège de quelques pêcheurs. Pour les humbles voyageurs terrestres, l'entrée dans la vieille ville pressente toutefois un intérêt certain du côté de la porte du lion, Bab es Sbaa en arabe.
Comme si ce nom révélait déjà une force tranquille. La blancheur de la chaux, la douceur du climat, la clarté du ciel et le chant des mouettes inspirent ici une quiétude spontanée.
Surplombant le mer, enracinée dans la roche, la Sqala - Plate-forme d'artillerie - se tourne vers l'océan où, entre les créneaux, pointent quelques canons.
Aujourd'hui, la cité fortifiée a heureusement perdue toute atmosphère belliqueuse. La gentillesse des Souiris s'est forgée une réputation dans le pays. Ainsi le promeneur flâne sans contrainte, sous la variation d'ombres et de lumières, dans un espace entièrement piéton. Les boutiques artisanales de plus en plus nombreuses avec l'essor touristique, offrent un panorama saisissant de couleurs et de parfums. Tanneries, ébénisteries, herboristeries, travaux d'orfèvres ou de tapissiers...les produits exposés vont du plus anodin au plus insolite.

lundi 3 septembre 2007

Essaouira, une âme cosmopolite

Située à l'intersection de plusieurs "mondes", arabe, berbère, africain, européen, elle a bâti sa prospérité sur le commerce, longtemps entre les mains d'une importante communauté juive.
Essaouira a été, et demeures, cosmopolite. Arabes, Berbère, Juifs, Noirs africains et Européens ont contribués à forger l’âme de cette ville. Côté mer, la cité s’ouvrait sur les échanges avec l’Europe ; côté terre, elle attirait les tribus voisines : au nord les Chiadma, arabes, et au sud les Haha, berbères.
Dés sa création, une communauté de juifs commerçants s’est installée dans la citadelle. Elle se distinguait notamment dans le travail d’orfèvre, comme certains berbères avec lesquels elle
échangeait des motifs.
De nombreux descendants d’esclaves noirs achetés par les sultans alaouites composent également la population souirie. Islamisés, ils conservent toutefois des traditions animistes au sein des fameuses confréries gnaoua.
Enfin, depuis une dizaine d’années, des français s’installent dans la région de façon saisonnière ou plus régulière, pour une paisible retraite ou un investissement dans le tourisme, à quelques heures de Marrakech

jeudi 12 juillet 2007

Essaouira, l'île de Mogador

L'île de Mogador, située non loin de la ville actuelle d'Essaouira sur l'océan atlantique, recèle les traces d'une installation remontant à l'époque phénicienne.
Il s’agit du site phénicien le plus extrême à l'ouest de la Méditerranée occidentale.

Les premières fouilles archéologiques, effectuées en 1950, ont permis de récolter sur le site des pièces de monnaies, des fragments en céramique et d'amphores d'époque romaine. Les sondages ouverts sur le site en 1951 ont mis au jour, à plus de deux mètres de profondeur, un matériel nettement plus ancien (lampes puniques, épigraphie sémitique). Les fouilles entreprises entre 1956 et 1959 ont mis au jour, dans
les niveaux inférieurs, une abondante céramique phénicienne, accompagnée de fragments d'amphores grecques et de vases chypriotes du VIIème siècle av. J.-C., ce qui permet de remonter la première occupation du site à la deuxième moitié du VIIème - début du VIème s. av. J.-C

Au Vème siècle, le site de Mogador semble être abandonné au moment même où la pénétration punique s'accentue dans le nord du Maroc; seules quelques amphores prouvent que l'île est encore, épisodiquement, fréquentée avant l'installation maurétanienne. A Mogador sont situées les îles purpuraires du roi Juba II. Au cours des travaux de 1957 une grande habitation maurétanienne fut découverte, elle sera remaniée et agrandie à l'époque romaine.